La COVID-19, un an plus tard : Les organismes de bienfaisance font toujours face à une demande accrue

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Cela fait maintenant un an que la COVID-19 a été officiellement déclarée une pandémie. La mise en place du confinement et l’imposition de mesures de distanciation physique ont fait en sorte que la population canadienne a dû s’adapter à un nouveau mode de vie. Depuis le début de la pandémie, on compte plus de 117 millions de cas à travers le monde, et plus de 22 000 décès attribuables à la pandémie au Canada. Alors que progressait la pandémie, de nouvelles règles sont apparues concernant les déplacements, le port du couvre-visage, le télétravail et la distanciation sociale. Les restrictions liées à la COVID-19 ont eu un impact majeur sur de nombreux aspects de notre vie quotidienne, surtout pour les membres de groupes vulnérables comme les victimes de la violence domestique, les aînés isolés et les sans-abri. En fait, la santé mentale se détériore au pays.

L’année dernière a été pleine de défis, mais les organismes de bienfaisance canadiens ont intensifié leur travail dans nos communautés. Ils ont fait face à divers problèmes, répondu à la demande accrue pour des services vitaux, et adapté leurs programmes pour mieux servir les personnes dans le besoin. En cette période où la population avait le plus besoin d’eux, les organismes de bienfaisance se sont dépassés — qu’il s’agisse de refuges pour femmes, de banques alimentaires, de lignes d’écoute, ou d’organismes dévoués auprès des aînés vulnérables.

Aider les enfants à recevoir une aide humanitaire vitale

Mondialement, la pandémie a déclenché des crises sanitaires, humanitaires et socioéconomiques sans précédent, ainsi que des crises des droits de la personne. UNICEF Canada (un organisme qui fournit aux enfants : soins de santé, eau potable, sécurité alimentaire, éducation, secours d’urgence, etc.) aide les enfants de tout âge qui éprouvent de plus grandes difficultés en raison de la pandémie.

À l’échelle de la planète, les écoles ont été fermées pendant presque un an pour plus de 168 millions d’enfants. L’accès au traitement pour la malnutrition et à des vaccins vitaux a été beaucoup réduit, parce que des cliniques sont fermées à cause du manque de fournitures et que, là où elles sont ouvertes, les parents ont peur de consulter, craignant de contracter la COVID-19.

Confronté à tous ces défis, UNICEF Canada a développé des solutions créatives pour qu’une aide humanitaire vitale puisse être fournie aux enfants et aux familles qui en ont le plus besoin.

« Bien que certains changements nous aient incités à repenser nos campagnes (p. ex., transformer en campagnes porte-à-porte les campagnes de vaccination de masse que nous menions à l’occasion d’événements communautaires), UNICEF a développé d’autres formes de soutien communautaire, telles que le volet Eau, assainissement et hygiène (EAH), pour fournir de l’eau plus propre et des fournitures de nettoyage afin d’aider à réduire la propagation de la COVID-19 », souligne UNICEF Canada.

Soutenir des jeunes dont la santé mentale s’est détériorée

Covenant House Vancouver, un organisme qui aide les jeunes à risque ou sans-abri à réintégrer la société de façon sécuritaire, a aussi dû adapter ses activités pour bien servir les membres de sa communauté.

Kristy Hayter, gestionnaire principale des communications à Covenant House Vancouver, explique : « Nous avons constaté qu’un plus grand nombre de jeunes éprouvaient des problèmes de santé mentale, et nous avons consacré beaucoup d’efforts dans ce domaine cette année. »

Tant les jeunes que les adultes ont souffert d’isolement, privés de la présence de leurs amis et de leur famille, ce qui a eu des répercussions sur leur santé mentale. Kristy Hayter souligne que le personnel de première ligne a trouvé des façons novatrices de soutenir les jeunes dont la santé mentale s’était détériorée : counseling virtuel, thérapie artistique dispensée de façon virtuelle ou en respectant la distanciation physique, et formation d’un groupe de santé mentale en ligne dans le cadre du programme Droits de passage.

Répondre à l’appel des personnes en crise

The Crisis Centre of BC, un organisme de soutien en cas de crise et de prévention du suicide, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les jeunes, les adultes et les personnes âgées, a également constaté une augmentation des besoins pour les services de soutien en santé mentale, l’an dernier : les demandes ont été plus nombreuses dès février 2020, et sont demeurées de 20 à 30 % plus élevées depuis lors.

Stacy Ashton, directrice générale de Crisis Centre of BC, affirme que, pour répondre à la demande, « nous avons fait appel à un plus grand nombre d’intervenants pour nos lignes d’écoute, nous avons transféré notre formation et notre éducation en ligne, et nous nous sommes préparés à recevoir beaucoup plus d’appels ». Elle poursuit : « Notre travail n’a pas changé, il s’est transformé. Nous avons continué à répondre aux demandes par téléphone et en ligne (clavardage), c’est juste qu’il y en avait davantage. Nous avons continué à fournir une formation et des programmes, mais en ligne. Nous avons continué à être là pour les personnes et les communautés alors qu’elles avaient le plus besoin de nous — les besoins étaient simplement plus grands. »

Aider des aînés vulnérables à rester en contact

Les organismes de bienfaisance tels que Aide aux aînés Canada (qui soutient les aînés au Canada et à travers le monde), en plus d’offrir une aide humanitaire d’urgence à l’échelle canadienne, ont aidé leur communauté à rester connectée en un temps d’incertitude.

« La COVID-19 a révélé la solitude et l’isolement chronique d’un grand nombre d’aînés, chaque jour », affirme Gregor Sneddon, directeur général d’Aide aux aînés Canada, « et a isolé encore davantage les aînés à cause du confinement, en les empêchant non seulement d’avoir accès à la nourriture et aux médicaments, mais aussi de prendre part à la communauté, de communiquer avec leur famille, de participer à la société dans laquelle ils peuvent avoir leur place. »

La solitude et l’isolement à long terme peuvent avoir des effets critiques sur la santé des aînés, et même causer la mort. L’année dernière, Aide aux aînés Canada a triplé la portée de ses services, et continuera de les développer pour donner aux aînés l’accès à la technologie et les connaissances nécessaires pour naviguer dans le monde numérique.

Sensibiliser à la violence contre les femmes

Les femmes victimes de la violence domestique constituent un autre groupe pour qui les besoins se sont accrus en matière de services de soutien. L’an dernier, il y a eu une augmentation de 20 à 30 % de la violence au Canada. Hébergement femmes Canada, un organisme qui milite pour les refuges et les maisons de transition pour les femmes au Canada, et qui aide à sensibiliser au problème de la violence contre les femmes, a documenté la triste réalité de la violence domestique durant la pandémie.

« En mars 2020, beaucoup de refuges et de maisons de transition ont connu une chute des demandes d’admission, le téléphone a cessé de sonner », souligne Kaitlin Geiger-Bardswich, gestionnaire des communications et du développement chez Hébergement femmes Canada. « Ce calme étrange, c’était pire que de recevoir un nombre plus élevé d’appels, car cela signifiait que des femmes ne pouvaient plus appeler à l’aide, enfermées à la maison avec leur agresseur. » C’est ce qu’a démontré la forte augmentation des appels et des demandes d’admission après l’assouplissement des mesures de confinement, l’été dernier.

Alors que la police a rapporté non seulement une augmentation des appels liés à la violence domestique l’an dernier, mais aussi une augmentation de la gravité des sévices, il est clair que les organismes de bienfaisance comme Hébergement femmes Canada sont plus essentiels que jamais.

L’an dernier, on a noté les importants effets de la violence domestique sur les victimes et les personnes survivantes. Manitoba Association of Women’s Shelters Inc., un organisme de bienfaisance qui fait de la sensibilisation et qui mène des collectes de fonds pour les refuges visant à protéger de la violence domestique et familiale, a aussi constaté que les restrictions associées à la pandémie ont aggravé les conditions des victimes de la violence domestique.

« Avant la COVID-19, nous savions que les victimes et les personnes survivantes pouvaient à un moment ou l’autre échapper à leur agresseur, même de façon temporaire, par exemple pour faire l’épicerie », dit Deena Brock, coordonnatrice provinciale. « Maintenant, nous craignons que leur propre maison soit devenue une prison virtuelle pour les victimes. »

L’an dernier, un des plus grands problèmes de l’organisme a été de transmettre aux personnes dans le besoin un message leur indiquant où trouver de l’aide. « Ces personnes ne rencontrent plus leurs voisins et leurs amis, ne vont plus chez leur médecin ou leur dentiste, etc., ce qui leur permettait souvent de faire connaître la maltraitance qu’elles subissaient ou de trouver l’information sur les ressources offertes aux victimes silencieuses », dit Deena Brock.

Un an après la pandémie, des millions de personnes se sont adressées aux organismes de bienfaisance pour obtenir un soutien. En plus d’aider les communautés vulnérables, les organismes de bienfaisance ont amélioré notre vie quotidienne de multiples façons. Bibliothèques offrant le ramassage en bordure de rue et bibliothèques mobiles; salles de spectacle et organismes artistiques ayant transféré leurs programmes en ligne; organismes de bienfaisance fournissant à distance une aide et des outils d’apprentissage aux enfants… Vous pouvez améliorer les choses et aider les organismes de bienfaisance et les communautés qui continuent à être touchées par la COVID-19. Découvrez des organismes de bienfaisance qui mènent en première ligne les efforts de relance, et faites un don aujourd’hui!

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