Briser les mythes et les idées fausses: Une approche humaine contre l’itinérance

Publié le

Chez « Chez-Toit », nous sommes convaincus que l’itinérance ne définit pas un individu. Cette personne est avant tout un être humain. Un humain avec des rêves. Des Compétences. Une Sensibilité.

Bien que cela soit notre position, il est indéniable que les stéréotypes à propos de l’itinérance existent. Ces mythes et fausses idées à propos des sans-abris sont véhiculés de multiples façons, allant en autres, des simples interactions de la vie quotidienne aux politiques gouvernementales. Malheureusement, ces mythes reviennent avec insistance dans les conversations publiques sur l’itinérance.

Quels sont donc certains de ces mythes et fausses idées liés à l’itinérance ?

L’itinérance est un choix.

Le regrettable préjugé selon lequel devenir sans-abri serait en quelque sorte un « choix » pour les personnes confrontées à cette situation est tout sauf vrai. Pour beaucoup d’entre elles, l’itinérance est la seule option après avoir été expulsé, mis à la porte, ou lorsque se loger à un coût raisonnable n’est pas possible dans l’immédiat. Un traumatisme peut également jouer un rôle prépondérant. Lorsque l’on souffre d’une maladie mentale ou d’une addiction, se loger de façon autonome n’est pas forcément possible.

Toutes les personnes sans-abri sont fainéantes.

Les personnes sans-abri sont tout sauf fainéantes. Survivre lorsque l’on est sans-abri suppose rechercher activement un refuge, de la nourriture ou d’autres nécessités, lesquelles ne sont le plus souvent ni adéquatement ni constamment fournies par les services de soutien disponibles. Rechercher activement du travail s’avère être également une tâche laborieuse, et ce d’autant plus lorsque l’accès à un téléphone ou à un ordinateur est limité.

Cette perception de la fainéantise vient probablement de toutes les fois où une personne sans-abri a pu être observée en train de dormir dans la rue. En revanche, on ne s’interroge pas sur les conditions d’accueil de certains refuges dans lesquels il est impossible d’avoir une « bonne nuit de sommeil ». La majorité des personnes sans-abri qui utilisent le système des refuges souffrent d’un manque de sommeil, lequel entraine souvent de nouvelles complications médicales.

Les personnes sans-abri souffrent toutes d’addiction.

Le stéréotype associant les personnes sans-abri à l’alcoolisme ou à la dépendance à la drogue est malheureusement l’une des plus communes idées fausses. Bien qu’une partie des personnes sans-abri soit en effet confrontée à la dépendance, beaucoup ne le sont pas. Ces personnes souffrent peut-être de maladie mentale, d’un traumatisme, ou de tout autre problème résultant de leur condition de personne sans-abri.

Pourquoi ne trouvent-elles pas de travail ?

Le travail semble être une solution simple pour lutter contre l’itinérance, mais la question est plus complexe qu’il n’y parait. Postuler à un emploi peut s’avérer difficile lorsque l’on ne dispose pas d’une adresse permanente ou d’un accès régulier à une douche ou à un moyen de transport. D’autres obstacles tels qu’une maladie mentale peuvent aussi constituer une barrière à la recherche d’emploi.

Certaines personnes sans-abri ont un emploi, quoique précaire. Cependant, un emploi à mi-temps ou au salaire minimum ne permet parfois pas à une personne ou à une famille de dégager des revenus suffisants, notamment lorsque le marché de l’immobilier est cher.

De nombreux services et soutiens existent pour aider les personnes sans-abri.

Jusqu’à récemment, l’essentiel du soutien apporté aux personnes sans-abri était focalisé sur les « Services d’Urgence » tels que les refuges, les banques alimentaires, etc. Le problème de ces services est qu’ils s’avèrent peu utiles pour les personnes essayant d’échapper durablement au cycle de la pauvreté et de l’itinérance. D’autres facteurs sociaux tels que le manque de logements abordables ou la pénalisation des comportements associés à l’itinérance (ndlr : La Loi Ontarienne sur la Sécurité dans les Rues) rendent l’immense défi auquel sont confrontées les personnes sans-abri plus dur encore.

Ce que nous faisons pour changer les mentalités.

En collaboration avec son partenaire bénévole Leo Burnett Toronto, Chez-Toit a lancé récemment la campagne Des Hommes pour des Hommes. Ce projet innovant a rassemblé les histoires authentiques de personnes ayant personnellement vécu l’itinérance. En donnant la parole à ceux qui ont eux-mêmes été sans-abri, la campagne a cherché à mettre en lumière l’humanité derrière l’itinérance.

Nous avons présenté les participants à une série de questions et de propos qui ont été tenus par des anonymes dans des sondages et des médias sociaux (« tweets méchants »). Les déclarations choisies étaient révélatrices des mythes et des fausses idées qui circulent à propos des personnes sans-abri. Apres avoir lu ces déclarations, les participants nous ont fait part de leurs réactions quant au contraste saisissant entre ces idées fausses et leurs expériences personnelles. Certaines de ces vidéos et de ces documents imprimés sont relativement choquants et émouvants. Mais nous convaincus que cela encouragera les lecteurs à repenser le problème de l’itinérance, et contribuera à plus grande conscience sociale.

Cette campagne éducative publique a été lancée le 16 mars à travers de multiples canaux dans le pays. Apprenez-en plus et aidez nous à changer les mentalités sur www.HumansforHumans.ca.

Pour en apprendre davantage sur Chez-Toit, merci de visiter leur page de profil caritative >>>

 

Share This Page


  Share your giving story!

Want to share your insights and be featured on the Giving Life Blog?

Laissez un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *