Bienvenue dans un monde de savoir, d’apprentissage et d’imagination

Ce billet a été rédigé par Amanda Fritz, présidente du conseil de la Bibliothèque des jeunes de Montréal, pour notre série Pleins feux sur les œuvres caritatives.

À Montréal, un enfant sur cinq vit dans la pauvreté. Mais dans trois communautés moins bien desservies, la Bibliothèque des jeunes de Montréal aide à changer les choses.

L’heure du conte à la lumière des étoiles

« Encore, encore, lisez encoooooore! »

Cette demande retentit souvent à la Bibliothèque des jeunes de Montréal (BJM), et cette fois elle provient d’une enfant de 5 ans vêtue d’une tunique rose. Elizabeth Macdonnell, qui est bibliothécaire à la BJM depuis 34 ans, se plie gracieusement à la requête et se lance dans un autre récit captivant mettant en vedette Pierre le Chat — qui, cette fois, est à la recherche de petits gâteaux qui ont disparu.

Elizabeth domine tout un groupe de frimousses à l’une des succursales de la Bibliothèque des jeunes de Montréal, la succursale Vega. Chacune des trois succursales de la BJM porte le nom d’une étoile utilisée pour la navigation : Antares, Vega et Polaris. Excellent choix, étant donné que ces succursales ont un rôle d’éclaireuses pour les communautés desservies, ainsi que la responsabilité de susciter l’amour des livres, de l’apprentissage et du savoir.

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À l’œuvre depuis 80 ans

Depuis 1929, la Bibliothèque des jeunes de Montréal (un organisme sans but lucratif, bilingue et indépendant) exploite des bibliothèques pour enfants dans des quartiers moins bien desservis où il n’y a pas de bibliothèque municipale, et où les familles, vivant sous le seuil de la pauvreté, sont confrontées aux dures réalités quotidiennes.

La mission de la Bibliothèque des jeunes de Montréal? Développer le savoir, encourager l’imagination et créer des liens entre les enfants, les parents et leurs communautés, en leur procurant les éléments de base pour les inspirer à apprendre tout au long de leur vie.

La BJM offre aux enfants bien plus qu’une simple bibliothèque :

    • Un vaste choix de programmes interactifs et éducatifs, notamment : des clubs d’échecs, de science, de lecture et de bricolage; des activités pour les mères et leurs petits, l’heure du conte, et des activités musicales et théâtrales;
    • Leurs « 900 premiers jours » du programme Toi, moi et la mère l’Oie, qui est reconnu à l’échelle nationale; ce programme, dispensé dans neuf sites communautaires, utilise des chants et des comptines pour préparer les enfants à la lecture;
    • Chaque année, le festival Été au soleil, organisé par la BJM, offre six semaines de chants, d’histoires et d’activités dans les parcs montréalais situés dans des régions accueillant de nouvelles familles d’immigrants.

Et tout cela, tout à fait gratuitement.

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Perdre la lumière des étoiles

Aujourd’hui notre œuvre est menacée, car la Bibliothèque des jeunes de Montréal a annoncé qu’elle devait fermer définitivement deux de ses succursales, le 28 octobre 2016. La raison? Un manque de fonds. En tant que bibliothèque indépendante, la BJM doit financer 100 % de ses activités. Bien que les municipalités hôtes fournissent des subventions annuelles en guise de contribution, le conseil d’administration de la bibliothèque, qui est composé de bénévoles, a la charge d’assumer la différence. Chaque année, grâce à des activités spéciales, des campagnes de publipostage, la recherche de subventions et des appels au financement participatif, nos bénévoles recueillent près de 50 000 $ pour aider à maintenir les activités de la bibliothèque. Mais ce n’est pas suffisant.

« Nous ne sommes pas capables de joindre les deux bouts et c’est pourquoi nous devons réduire considérablement nos activités afin d’assurer notre viabilité. C’est une perte tragique, tant pour nous que pour les communautés que nous abandonnons », affirme Helen Kyne, directrice générale de la BJM.

Un besoin constant — et un avenir meilleur

Même si nous devons fermer les succursales Antares et Vega, la succursale Polaris, qui est la plus achalandée de la BJM, sera encore là pour aider les enfants dans le besoin. Située dans l’arrondissement Saint-Michel, Polaris dessert quelques-uns des quartiers les plus défavorisés de l’île de Montréal. Dans cet arrondissement, près de la moitié des enfants de moins de 6 ans vivent dans des familles à faible revenu, et le tiers des enfants commencent la maternelle sans avoir les outils nécessaires pour bien entreprendre leurs études.

Paula Lebrasseur, bibliothécaire de Polaris, désire ardemment aider les enfants.

« À notre bibliothèque, nous fournissons tellement plus que des livres. Les enfants reçoivent un soutien et apprennent qu’ils sont importants. Nous les accueillons dans un endroit sécuritaire après l’école, et nous leur offrons les outils dont ils ont besoin pour apprendre et grandir. » — Paula Lebrasseur, bibliothécaire de Polaris

Pour en savoir davantage au sujet de la Bibliothèque des jeunes de Montréal, ou pour faire un don, veuillez visiter la page présentant le profil de cet organisme.

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