Les conférences de Walrus démystifient les tendances en matière de dons

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Faites de vos dons une expérience très personnelle.

Lorsque vous faites un don à un organisme de bienfaisance, vous investissez dans son mandat. Comme il en est pour tout investissement judicieux, il est conseillé aux donateurs de faire un peu de recherche. Est-ce que l’organisme de bienfaisance est inscrit sur le site public et interrogeable de l’Agence du revenu du Canada? Est-ce que d’autres personnes que vous respectez sont associées à cet organisme de bienfaisance? Est-ce qu’on vous a promptement remercié et fourni un reçu officiel après que vous ayez fait votre don? Savez-vous à quelles fins on a utilisé votre don et connaissez-vous son impact? Beaucoup de gens prêtent attention au « coût par dollar » : la portion de chaque dollar qui est dévolue strictement à la cause de l’organisme de bienfaisance, comparativement aux dépenses associées à la collecte de fonds. Typiquement, les organismes de bienfaisance ont une bonne réputation lorsque leurs coûts se maintiennent dans une fourchette de 10 à 15 % de chaque dollar. Le donateur a ainsi l’assurance que l’organisme utilise le plus efficacement son don pour en obtenir un impact maximal.

Mais tous ne partagent pas ce point de vue. L’activiste et collecteur de fonds Dan Pallotta, dans son allocution lors de la Conférence 2013 de TED, mentionnait que trop d’organismes sans but lucratif (OSBL) sont récompensés parce qu’ils ne dépensent pas beaucoup, et pas nécessairement pour ce qu’ils font. Il demande plutôt aux donateurs de reconnaître les organismes de bienfaisance pour leurs objectifs ambitieux et leurs réalisations, même si cela implique des dépenses élevées pour le marketing et la publicité. M. Pallotta souligne qu’on félicite les entreprises qui prennent des risques pour atteindre la réussite financière, alors qu’on s’attend à ce que les OSBL exercent un contrôle beaucoup plus serré des dépenses. Il faut de l’argent pour faire de l’argent. M. Pallotta conseille vivement aux organismes de bienfaisance d’adopter une approche plus novatrice et entrepreneuriale afin d’amasser de l’argent, et il demande aux donateurs de faire preuve de patience pour permettre aux organismes de se développer et d’attirer les meilleurs talents et ressources afin d’atteindre leur potentiel.

Les organismes de bienfaisance nous sont présentés de différentes manières. Les donateurs sont parfois persuadés de faire un don lorsqu’ils paient leurs marchandises à la caisse. Une décision rapide est nécessaire pour ne pas ralentir la file, et les détaillants facilitent l’« arrondissage ». Avez-vous eu le temps de réfléchir à votre geste? Vous souviendrez-vous même de l’organisme que vous avez soutenu? Des publicités télévisées doucereuses font vibrer nos cordes sensibles pour nous inciter à parrainer un enfant ou à envoyer des marchandises outremer. Mais est-ce vraiment efficace? En 2013, dans son exposé lors de l’événement The Walrus Talks Philanthropy, Samantha Nutt, fondatrice et directrice générale de War Child Canada, formulait avec insistance cette recommandation : « ne pas faire de dons de bienfaisance — faire des dons pour le changement ». Selon elle, lorsqu’on fait des dons à des initiatives complexes et qui prennent du temps (p. ex., domaine de la justice, éducation de qualité pour les filles, formation qualifiée pour les garçons), on obtient un impact beaucoup plus grand pour le développement économique à long terme que lorsqu’on verse des dons uniques pour des causes comme l’aide alimentaire, les secours humanitaires ou même les soins de santé. Elle presse les donateurs de soutenir des causes à long terme.

La plupart des donateurs font des dons parce qu’une cause les passionne, non parce qu’ils désirent recevoir un témoignage de gratitude ou d’autres genres de reconnaissance. Certains préfèrent faire des dons anonymes. Le gouverneur général David Johnston, dans son initiative « Mes beaux moments », invite les Canadiens à être les uns pour les autres une source d’inspiration par des dons de toute sorte, un moment à la fois. Il demande aux donateurs et aux bénévoles de prendre position, de se faire connaître et d’être un exemple pour les autres. Selon lui, il vaut mieux être vu et entendu que de donner dans l’ombre.

Les gens font des dons aux organismes de bienfaisance pour une foule de raisons. Les dons relèvent d’une décision très personnelle et sont l’expression des valeurs d’une personne. Impliquez-vous, engagez-vous et assurez-vous que votre don est utile!

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